Taxe sur les gigaoctets : Xavier Niel s'en prend aux députés qui l'ont votée
Xavier Niel a visé les députés qui ont voté la taxe sur les gigaoctets. L'amendement, adopté de justesse, doit encore passer le vote solennel du 3 novembre.
Par Yannis Catounaud
Le fondateur de Free, Xavier Niel, a qualifié ce week-end d'« ignares incompétents » les députés qui ont voté la taxe sur les gigaoctets, comme l'a rapporté Clubic. Il reproche aux élus de ne savoir que créer de nouveaux impôts.
Cette sortie intervient alors que l'avenir de la mesure paraît incertain.
Un amendement adopté de justesse
L'amendement a été voté par 11 voix contre 10, avec 14 abstentions. Le gouvernement et le rapporteur général du budget s'y étaient opposés. Le score très serré et le faible nombre de votants fragilisent la mesure.
Un parcours encore semé d'obstacles
Le texte doit d'abord franchir le vote solennel sur l'ensemble du volet recettes, prévu le mardi 3 novembre à l'Assemblée. Le précédent de 2024 invite à la prudence : le rejet de ce volet avait alors fait disparaître d'un coup tous les amendements votés par les députés sur le budget 2025.
Deux autres scénarios sont possibles :
- si les députés dépassent leur délai d'examen, qui expire vers le 10 novembre, le gouvernement choisira les amendements conservés ;
- si l'exécutif recourt au 49.3, il fixera lui aussi la liste des amendements maintenus.
Le Sénat pourra ensuite supprimer la mesure. Selon Clubic, la taxe pourrait donc disparaître bien avant que Free ait à compter le moindre gigaoctet.
Foire aux questions
Que reproche Xavier Niel aux députés ?
Il les qualifie d'« ignares incompétents » et les accuse de n'être bons qu'à créer de nouveaux impôts, à propos de la taxe sur les gigaoctets.
La taxe sur les gigaoctets est-elle définitivement adoptée ?
Non. L'amendement doit encore survivre au vote solennel du 3 novembre, puis à un éventuel examen du Sénat, qui pourra supprimer la mesure.
Combien de voix l'amendement a-t-il recueillies ?
Il a été adopté par 11 voix contre 10, avec 14 abstentions, malgré l'opposition du gouvernement et du rapporteur général du budget.