Test de la Marshall Acton IV : une enceinte compacte au caractère affirmé
Entrée RCA, Bluetooth 5.3 avec LDAC, évent sous le coffret : notre test de la Marshall Acton IV, enceinte compacte à 299 euros pensée pour chambre ou bureau.
Testé par Alexandre Leroux
Avec la Marshall Acton IV, la marque poursuit sa gamme résidentielle par une enceinte compacte vendue 299 euros, disponible depuis juillet en noir et en crème. Cette quatrième génération ajoute une entrée RCA, le Bluetooth 5.3 avec LDAC et des guides d'ondes devant les tweeters. Voici notre avis.
Plus petite enceinte de salon de Marshall, elle vise les chambres, les bureaux et les petits salons. Elle fonctionne uniquement sur secteur et ne se destine pas à un usage nomade.
Design et ergonomie : les codes Marshall, un évent déplacé
L'Acton IV reprend l'esthétique de la marque : revêtement vinyle texturé imitant le cuir, tissu tressé en façade et plaque supérieure couleur laiton. Elle mesure 26 x 17,1 x 15 cm pour 2,65 kg.
Le dessus rassemble les commandes physiques : bouton de volume cranté, molettes de basses et d'aigus, interrupteur à bascule, joystick de navigation et bouton M personnalisable pour lancer une playlist ou un préréglage d'égalisation. Une entrée mini-jack 3,5 mm s'y ajoute.
La principale nouveauté se trouve sous le coffret : l'entrée RCA et l'évent bass-reflex, jusqu'ici placé à l'arrière. Les câbles se font oublier et l'enceinte peut être plaquée contre un mur sans perte de grave. En contrepartie, brancher une source en RCA oblige à soulever l'enceinte, ce qui reste simple vu son poids.
Le coffret est en MDF certifié FSC, avec une part de matériaux recyclés, et les pièces détachées sont disponibles via le réseau de réparation de Marshall. Aucune certification IP : le modèle est réservé à l'intérieur.
Qualité sonore : équilibrée, avec un grave limité par le format
L'Acton IV embarque un woofer de 10 cm et deux tweeters de 1,9 cm, pour 110 watts au total (60 watts pour le woofer, 2 x 25 watts pour les tweeters), contre 60 watts sur l'Acton III. La puissance est la même que sur la Stanmore IV, mais dans un coffret plus petit, avec un woofer de 10 cm au lieu de 13 cm.
La signature sonore est équilibrée du grave à l'aigu. Le grave, centré sur 70-80 Hz, donne de l'impact à la grosse caisse et aux percussions, sans la profondeur d'une enceinte plus grande : Marshall annonce une extension à 37 Hz. Le bas-médium est légèrement creusé, ce qui place les voix un peu en retrait, tandis que le haut-médium et l'aigu restent précis et doux. Le rendu est énergique mais policé, loin d'un son rock insolent.
Le volume suffit pour une pièce de 12 à 20 m², sans prétention de sonoriser une fête. La scène sonore reste étroite malgré les guides d'ondes : le son demeure dans l'axe de l'enceinte. Sur des morceaux comme « Teardrop » de Massive Attack, la basse est sèche et tenue, mais l'infra-grave se devine plus qu'il ne se ressent. Les voix posées, comme sur « Holocene » de Bon Iver, sont un registre où elle se montre à l'aise, et « Get Lucky » de Daft Punk garde un équilibre aéré à volume soutenu.
Connectique et application
Le Bluetooth 5.3 prend en charge LDAC, LC3, Auracast et le multipoint pour connecter deux sources. L'enceinte n'a ni Wi-Fi, ni AirPlay, ni Chromecast, ni assistant vocal. Côté multiroom, elle ne fait que recevoir en Auracast : il faut un émetteur Marshall, comme le hub Heddon, pour diffuser la même musique sur plusieurs enceintes.
L'application Marshall gère les mises à jour, l'égaliseur sur cinq bandes et le bouton M, qui peut lancer une playlist Spotify. Elle propose aussi une compensation de placement, qui adapte le rendu selon que l'enceinte est contre un mur, dans un angle ou au bord d'un meuble. Le Dynamic Loudness, non désactivable, renforce légèrement graves et aigus à faible volume.
Marshall a déjà élargi sa gamme nomade, avec la Middleton II, présentée en juillet 2025, ou son premier haut-parleur de fête annoncé en août 2025, alors que l'Acton IV fonctionne uniquement sur secteur.
Prix et concurrence
À 299 euros, l'Acton IV coûte 100 euros de moins que la Stanmore IV (399 euros), dont le grave est plus profond et la réserve de puissance supérieure, pour des pièces de 25 à 40 m². La Sonos Era 100 (229 euros) mise sur le multiroom Wi-Fi mais n'a ni RCA, ni LDAC, ni commandes physiques. La JBL Authentics 200, lancée à 299 euros, ajoute le Wi-Fi et les assistants vocaux. L'Acton III, vendue environ 200 à 230 euros, n'a ni RCA, ni LDAC, ni Auracast.
Marshall Acton IV
Note de la rédaction : /100
Nous recommandons l'Acton IV à qui cherche une enceinte de chambre ou de bureau, au son équilibré et agréable en écoute prolongée, avec une platine vinyle ou un lecteur CD à brancher. Nous la déconseillons à ceux qui veulent du multiroom Wi-Fi, un assistant vocal ou un grave profond. Note : 77/100.
On aime
- Design iconique et commandes physiques soignées
- Signature sonore équilibrée, aigu non fatigant
- Grave percutant et propre pour un format compact
- Évent et RCA sous l'enceinte : placement contre un mur
- Bluetooth 5.3 complet (LDAC, Multipoint, Auracast)
- Application avec égaliseur et compensation de placement
On aime moins
- Pas de batterie : usage strictement sédentaire
- Infra-grave limité
- Pas de Wi-Fi natif pour le multiroom
Foire aux questions
Combien coûte la Marshall Acton IV ?
Elle est affichée à 299 euros, soit 100 euros de moins que la Stanmore IV.
La Marshall Acton IV a-t-elle une batterie ?
Non, elle fonctionne uniquement sur secteur et ne convient pas à un usage nomade.
Quelles sont les nouveautés par rapport à l'Acton III ?
Entrée RCA, Bluetooth 5.3 avec LDAC, LC3, Auracast et multipoint, guides d'ondes, évent sous le coffret, bouton M, compensation de placement et Dynamic Loudness. La puissance passe de 60 à 110 watts.
Une platine vinyle peut-elle se brancher dessus ?
Oui, l'entrée RCA située sous l'enceinte accepte une platine vinyle, un lecteur CD ou une autre source analogique.