Samsung vise la production de l'Exynos 2600 en 2 nm pour équiper le Galaxy S26
Samsung veut finaliser l’Exynos 2600 en 2 nm pour le Galaxy S26. Mais il doit d’abord atteindre un rendement de 70 %. Explications.
Par Yannis Catounaud
Samsung prépare l’avenir de ses smartphones haut de gamme avec l’Exynos 2600, sa prochaine puce maison. Objectif : qu’elle alimente le Galaxy S26 prévu début 2026. Mais pour cela, Samsung Foundry, sa branche dédiée à la fabrication de semi-conducteurs, doit d’abord surmonter un obstacle de taille : améliorer le rendement de sa nouvelle technologie de gravure en 2 nanomètres.
Actuellement, seuls 30 % des puces fabriquées avec ce procédé passent les tests de qualité. C’est trop peu pour lancer une production de masse rentable. Pour que l’opération soit viable, ce chiffre doit grimper à 70 %. Un vrai défi, quand on sait que plus une puce est fine, plus elle est difficile à produire sans défaut.
Pour vous donner une image simple : imaginez un boulanger qui cuit 100 cookies, mais seulement 30 sont comestibles. Tous les ingrédients, l’énergie, le temps… sont répartis sur ces 30 cookies. Si 70 sortent nickel du four, chaque cookie coûte bien moins cher à produire.
Depuis le mois de mai, Samsung travaille d’arrache-pied pour améliorer ce fameux taux de réussite, et a déjà atteint les 50 %. L’entreprise est maintenant en phase de production de prototypes de l’Exynos 2600, gravé en 2 nm avec une technologie appelée GAA (Gate-All-Around). Ce système enveloppe chaque transistor sur tous les côtés, ce qui permet d’éviter les fuites d’énergie et d’améliorer les performances tout en réduisant la consommation électrique.
Si tout se passe comme prévu, Samsung pourrait lancer la production finale de sa puce entre décembre et janvier. Cela laisserait juste assez de temps pour équiper les Galaxy S26 et S26+ en Europe et dans certains autres marchés. Aux États-Unis, au Canada et en Chine, ces modèles utiliseront plutôt la puce Snapdragon 8 Elite 2 de Qualcomm, produite par TSMC en 3 nm. Le Galaxy S26 Ultra, lui, misera sur le Snapdragon dans tous les pays.
Reste maintenant à savoir si Samsung parviendra à relever le défi des 70 %. S’il y parvient, l’Exynos 2600 pourrait marquer un tournant pour les smartphones haut de gamme de la marque.