Windows 10 : un an après la fin du support, le programme ESU vaut-il son prix ?
Un an après la fin du support de Windows 10, le programme ESU reste gratuit pour les particuliers mais double de prix pour les entreprises : état des lieux.
Par Yannis Catounaud
Un an jour pour jour après la fin officielle du support de Windows 10, le système reste installé sur environ 28 % des PC dans le monde en septembre 2026, selon Statcounter. Pour ces machines, le programme Extended Security Updates (ESU) de Microsoft prolonge les correctifs de sécurité, à des conditions très différentes selon que l'on est particulier ou entreprise, comme le détaille ITdaily.
Cette part reste loin d'être anecdotique, même si elle a nettement reculé depuis un an. Elle s'inscrit dans une tendance déjà observée : Windows 11 perdait du terrain début 2025 face à son prédécesseur.
Gratuit pour les particuliers, notamment dans l'Espace économique européen
Les particuliers bénéficient d'un support prolongé jusqu'au 12 octobre 2027. Dans l'Espace économique européen, le programme est gratuit : Microsoft l'aurait décidé sous la pression de la protection des consommateurs et pour éviter d'éventuels problèmes avec le DMA. La seule condition est de disposer d'un compte Microsoft actif, c'est-à-dire utilisé au moins une fois au cours des six derniers mois.
Ailleurs dans le monde, l'accès coûte 30 dollars en paiement unique, ou peut être obtenu en échange de « points Microsoft ».
Pour les professionnels, un tarif qui double chaque année
Les appareils professionnels relèvent d'un programme payant, quel que soit le pays, qui court jusqu'en octobre 2028. Le prix double chaque année :
| Période | Prix par appareil (hors TVA) |
|---|---|
| Première année | 65 euros |
| Deuxième année (2027) | 130 euros |
| À partir d'octobre 2027 | 260 euros |
Le tarif est cumulatif pour ceux qui rejoignent le programme tardivement : une entreprise non inscrite l'an dernier paie d'emblée 195 euros par appareil. Le paiement est annuel, même si l'inscription intervient après octobre. Sur les trois ans, la facture atteint environ 450 euros par appareil, hors TVA.
Le programme ne contient que des correctifs de sécurité, pas de nouvelles fonctions. Il donne accès à la dernière version de Windows 10, la 22H2, avec ses mises à jour de sécurité.
Changer de PC : un marché sous tension
Passer à Windows 11 est parfois impossible : sans puce TPM, ou avec une puce trop ancienne, la mise à niveau est refusée, quels que soient le processeur ou la mémoire vive. Or l'achat d'un nouveau PC est compliqué par les pénuries persistantes de mémoire, qui poussent les prix à la hausse. ITdaily évoque aussi une chute brutale des ventes mondiales de PC, signe que particuliers et entreprises repoussent leurs achats.
Windows 11 reste un sujet de débat. Microsoft promet des améliorations, comme celles évoquées dans notre article sur les mises à jour de Windows 11, publié en avril 2026.
Les alternatives et le risque de ne rien faire
Linux ou ChromeOS Flex peuvent redonner une seconde vie à un PC incompatible avec Windows 11. Certaines distributions Linux sont conçues pour les débutants. Quel que soit le choix, ITdaily juge la solution la moins prudente de rester sous Windows 10 sans support : de nouvelles vulnérabilités apparaissent régulièrement et resteraient non corrigées.
Foire aux questions
Jusqu'à quand Windows 10 est-il mis à jour pour les particuliers ?
Jusqu'au 12 octobre 2027, via le programme ESU, à condition de posséder un compte Microsoft actif.
Le programme ESU est-il gratuit en France ?
Oui pour les particuliers, car il est gratuit dans l'Espace économique européen. Hors de cette zone, il coûte 30 dollars en paiement unique.
Combien coûte l'ESU pour une entreprise ?
130 euros par appareil hors TVA pour la deuxième année, puis 260 euros à partir d'octobre 2027. Le programme court jusqu'en octobre 2028.