Jeu PC : 5 réglages pour gagner des images par seconde sans changer de carte graphique
DLSS, FSR, ray tracing, pilotes, poussière, cloud gaming : cinq pistes pour gagner en fluidité sans racheter de carte graphique, alors que les prix flambent.
Par Yannis Catounaud
Changer de carte graphique n'a jamais été aussi coûteux : en 2026, l'essor de l'IA monopolise la mémoire, le prix de la RAM grimpe et les cartes suivent. Avant de passer à la caisse, cinq leviers permettent de gagner en fluidité avec le matériel que l'on possède déjà.
Cette situation a un effet secondaire : les joueurs renouvellent moins souvent leur machine et les studios sont davantage incités à optimiser leurs jeux. Il n'est donc pas toujours nécessaire de s'équiper pour profiter des dernières sorties.
Activer l'upscaling : DLSS, FSR ou XeSS
Nvidia propose le DLSS, AMD le FSR et Intel le XeSS. Ces options se règlent dans les paramètres des jeux compatibles. Le principe : le PC calcule l'image dans une résolution plus basse, par exemple en 1080p, puis la met à l'échelle de l'écran en 1440p ou en 4K. Des algorithmes de reconstruction limitent le flou qui en découle.
Le gain peut être important : le nombre d'images par seconde peut doubler, voire tripler dans certains cas. Le niveau de qualité se règle selon la puissance de la carte, avec un risque d'artefacts si l'on privilégie trop les performances.
La génération d'images
Le DLSS de Nvidia permet aussi d'intercaler des images générées par IA entre deux images calculées par la carte. Selon le jeu et les réglages, on peut ainsi passer de 60 à 200 images par seconde. La compatibilité dépend de la technologie employée et du modèle de carte graphique.
Désactiver ou réduire le ray tracing
Le ray tracing simule le trajet de la lumière dans un décor : éclairage plus réaliste, reflets dans les vitres ou les flaques. Nvidia l'a popularisé en 2018 avec sa série RTX 2000, et il est aujourd'hui proposé par tous les fabricants de cartes graphiques, ainsi que sur console.
Il reste très gourmand en ressources. Si le PC peine, le désactiver, ou simplement baisser la qualité des effets, rend la partie plus fluide, au prix d'un rendu visuel moins spectaculaire.
Mettre à jour ses pilotes
À la sortie d'un jeu, les fabricants publient en général des pilotes optimisés. Les ignorer expose à des gains de performances manqués, voire à des problèmes de compatibilité. Les applications Nvidia App, AMD Software ou celle d'Intel signalent les nouvelles versions, et la vérification peut aussi se faire manuellement.
Nettoyer son PC
Une carte graphique encrassée évacue moins bien la chaleur. La température monte alors et les performances peuvent chuter nettement. Un chiffon doux et sec suffit pour les surfaces accessibles, avec un dépoussiérage délicat des ventilateurs. Une bombe d'air comprimé est possible, à tenir bien droite, sans laisser les ventilateurs tourner à grande vitesse sous le jet d'air.
Se tourner vers le cloud gaming
Si la carte est trop ancienne pour les jeux récents, le cloud gaming exécute les titres sur des machines distantes. Xbox Game Pass Ultimate, Nvidia GeForce Now et Shadow en font partie. Il faut une bonne connexion Internet et un abonnement. La solution n'est pas gratuite, mais peut coûter moins qu'une carte neuve dans le contexte actuel.
Foire aux questions
Le DLSS, le FSR et le XeSS fonctionnent-ils dans tous les jeux ?
Non, ils s'activent uniquement dans les jeux compatibles, depuis leurs paramètres graphiques.
Faut-il désactiver le ray tracing pour gagner en fluidité ?
C'est une option efficace si le PC peine : l'éclairage est moins réaliste, mais la fluidité progresse. On peut aussi réduire seulement la qualité des effets.
Le cloud gaming est-il gratuit ?
Non, il demande un abonnement et une connexion de qualité, mais il peut revenir moins cher qu'une nouvelle carte graphique.