OccupySaaS : des ex-salariés reconstruisent des logiciels par abonnement avec l'IA
Le mouvement OccupySaaS recrée avec l'IA des logiciels par abonnement. Plus de 150 000 lignes de code, mais des alternatives encore incomplètes.
Par Anthony Rodier
Un mouvement baptisé OccupySaaS utilise l'intelligence artificielle pour reconstruire des logiciels vendus par abonnement. Selon la description de Clubic, qui a repéré l'initiative, elle représente déjà plus de 150 000 lignes de code, mais les alternatives produites restent pour l'instant incomplètes.
Le slogan du mouvement, « Ils nous ont licenciés, on reconstruit leurs logiciels », donne le ton : il s'agit de s'attaquer au modèle SaaS (logiciel en ligne facturé à l'abonnement) en recréant des équivalents à l'aide de l'IA. La source disponible ne détaille ni les logiciels visés, ni les outils employés, ni les personnes derrière le projet.
Ce que la source dit des limites actuelles
Les alternatives développées sont décrites comme encore incomplètes. Le volume de code produit ne dit donc rien, à lui seul, de leur capacité à remplacer les services d'origine. Sur le sujet de l'IA et de la confiance qu'on lui accorde, on peut aussi lire notre article sur les conseils de ChatGPT, publié en avril 2026.
Un débat juridique autour de la reproduction de logiciels
Dans les commentaires relayés par la page, un internaute détaille ce que le droit français et européen permet ou non à un employeur face à d'anciens salariés qui reconstruiraient un produit concurrent. Il s'agit d'un avis de lecteur, non d'une analyse juridique vérifiée.
- Brevet : dans l'Union européenne, le brevet logiciel n'est pas accepté ; un brevet doit couvrir une solution technique, donc une implémentation, et non un simple concept.
- Contrat de travail : on ne peut pas exiger d'un salarié qu'il oublie ce qu'il a appris. On peut seulement lui interdire de réutiliser la propriété intellectuelle (le code, pas les concepts) et le secret industriel, dont les fonctionnalités d'une application, qui n'ont rien de secret, ne font pas partie.
- Non-concurrence : en France, la clause doit être limitée dans le temps et l'espace, de façon proportionnée. Selon ce commentaire, la justice valide rarement plus de deux ans, et la clause doit être rémunérée, à hauteur d'environ un tiers du salaire sur sa durée selon la jurisprudence, la moitié dans certaines conventions collectives.
Le même commentateur ajoute que, pendant la clause, l'ex-salarié peut préparer son logiciel en privé pour le sortir à l'expiration de celle-ci.
Foire aux questions
Qu'est-ce qu'OccupySaaS ?
C'est un mouvement qui utilise l'IA pour reconstruire des logiciels par abonnement, avec plus de 150 000 lignes de code produites à ce stade.
Les alternatives sont-elles utilisables ?
Selon la source, elles restent incomplètes pour le moment.
Peut-on breveter un logiciel dans l'UE ?
D'après le commentaire cité, le brevet logiciel n'y est pas accepté : un brevet doit couvrir une solution technique, donc une implémentation.