RoboCop Rogue City : Unfinished Business fait le ménage à Detroit
- 30/08/2025 à 06:30

Dix-huit mois après le premier épisode, RoboCop revient sur nos écrans avec une nouvelle aventure standalone baptisée RoboCop Rogue City : Unfinished Business. Ce nouveau chapitre mise tout sur l'action avec un rythme plus soutenu, mais adopte une approche plus linéaire qui peut laisser sur sa faim.
Une nouvelle menace plane sur Detroit
L'histoire démarre sur les chapeaux de roues : le commissariat de Metro West vient d'être attaqué par des mercenaires qui ont volé le siège de RoboCop, une mine d'informations sur les technologies de l'OCP. Notre héros de métal se lance à leur poursuite jusqu'à l'Omnitower, un quartier résidentiel qui devait être le nouveau refuge paisible des habitants de Detroit. Malheureusement, les mercenaires y ont établi leur base et terrorisent les résidents.
Si le début paraît mystérieux, les détails se révèlent progressivement au fil de notre progression dans la tour. Cette nouvelle intrigue, créée spécialement pour le jeu, reste fidèle à l'univers original de RoboCop. Les développeurs de Teyon ont su mélanger habilement nouveautés, flashbacks historiques et personnages familiers pour créer un pont narratif cohérent entre les films.
L'écriture reste de qualité, même si quelques maladresses parsèment le récit et que certains héros mériteraient plus de temps à l'écran. La conclusion, bien qu'un peu abrupte, satisfait globalement. Petit bémol cependant : les choix de dialogue n'ont plus le même impact que dans le premier opus et influencent peu le déroulement de l'histoire.
Un gameplay qui tape dans le mille
Unfinished Business reprend les bases solides de son prédécesseur. Contrôler RoboCop reste un plaisir unique : ce tank de métal se déplace avec la lourdeur qu'on lui connaît, mais chaque combat devient un festival de violence assumée. L'Auto-9, son pistolet emblématique, transforme chaque affrontement en bain de sang spectaculaire où les ennemis explosent littéralement sous les balles.
Le corps à corps n'est pas en reste : une simple gifle de notre cyborg peut envoyer un voyou s'écraser contre une cloison ou faire voler une tête lors d'un choc particulièrement violent. Même avec les armes récupérées au sol comme les Uzi ou AK, l'action reste frénétique et satisfaisante.
Les nouveautés restent modestes avec l'ajout du lance-cryo et du minigun, mais la formule était déjà si efficace que ces ajouts suffisent à renouveler l'expérience.
Un système de progression qui fait mouche
Le système RPG d'amélioration de RoboCop reprend les mécaniques du premier épisode. Vous pourrez toujours insérer différentes cartes mères dans l'Auto-9 et utiliser des micropuces pour débloquer des bonus qui modifient les statistiques de l'arme : taille du chargeur, cadence de tir, pénétration des balles, dégâts.
RoboCop gagne de l'expérience en analysant des indices avec sa vision sonar, en éliminant des ennemis ou en accomplissant des missions. Chaque niveau débloque des jetons à dépenser pour améliorer ses caractéristiques et obtenir de nouveaux bonus passifs. Ce système intelligent, bien que classique, fonctionne parfaitement.
Face aux hordes d'ennemis qui déferlent constamment, la puissance de feu de notre héros s'avère indispensable. Le bestiaire s'enrichit de quelques nouveautés comme les drones, mais l'intelligence artificielle montre encore des comportements erratiques qui peuvent parfois gâcher l'immersion.
Une tour qui manque de variété
Le principal défaut d'Unfinished Business réside dans son cadre unique : l'Omnitower. Contrairement au premier jeu qui nous faisait parcourir tout Detroit avec ses décors variés et son ambiance incroyable, cette suite nous enferme dans un seul bâtiment au level design linéaire.
Cette limitation crée rapidement une sensation de redondance : arène de combat, discussion avec un personnage, énigme à résoudre, puis on recommence. Le rythme plus soutenu compense partiellement ce problème, mais on regrette la diversité des environnements du premier opus.
Heureusement, quelques missions cassent cette monotonie. Les séquences où l'on incarne Alex Murphy avant sa transformation ou où l'on pilote le robot ED-209 apportent un souffle bienvenu à l'expérience. Ces passages restent rares mais marquants.
Comptez entre 7 et 8 heures pour terminer l'aventure sans explorer chaque recoin.
Une technique en demi-teinte
Sur le plan technique, Unfinished Business reproduit les défauts de son aîné malgré l'utilisation de l'Unreal Engine 5. Le jeu alterne entre des passages soignés et d'autres où les textures semblent dater d'une génération précédente. L'optimisation pose encore problème avec des chutes de framerate notables, que ce soit en mode performance ou qualité.
La partie audio rattrape heureusement le niveau avec le doubleur original de RoboCop et une bande sonore qui colle parfaitement à l'ambiance des films. Sur PlayStation 5, la DualSense est bien exploitée grâce aux gâchettes adaptatives et aux retours haptiques.
Le verdict final
RoboCop Rogue City : Unfinished Business assume pleinement son rôle de suite directe en gardant les forces et les faiblesses de son prédécesseur. L'expérience plus rythmée se paie au prix d'une répétitivité accrue et d'un cadre moins varié.
Proposé à 29,99 euros, ce standalone constitue un excellent moyen de prolonger le plaisir pour les fans de la licence ou de découvrir cet univers rétro-futuriste pour les novices. Malgré ses imperfections, le plaisir de contrôler le célèbre cyborg de Detroit et de faire régner l'ordre à coups d'Auto-9 reste intact.
70 / 100
Points Forts
Points Faibles

Je suis passionné par les jeux vidéo depuis mon plus jeune âge. Mon amour pour l'univers numérique m'a conduit à explorer constamment les dernières avancées dans le monde des smartphones, tablettes, ordinateurs et bien d'autres gadgets technologiques. Armé d'une curiosité insatiable, j'aime dévoiler les dernières tendances et innovations, partageant avec enthousiasme mes découvertes avec la communauté en ligne. Mon engagement envers l'exploration constante des frontières de la technologie me permet de présenter aux lecteurs un aperçu captivant de ce que le futur numérique nous réserve.

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