Huawei Pura 70, le coup de maître malgré les sanctions US
Découvrez comment le Huawei Pura 70, avec sa technologie majoritairement chinoise, défie les sanctions américaines.
Par Yannis Catounaud
Il est clair que Huawei ne s'est pas laissé intimider par les sanctions américaines. Avec son dernier smartphone, le Huawei Pura 70, la marque fait un pas de plus vers l'autosuffisance, en intégrant une avalanche de technos made in China.
Rappelez-vous, en 2019, quand les États-Unis ont décidé de restreindre l'accès de Huawei aux technologies américaines, tout le monde pensait que le géant de la tech chinois allait trébucher, surtout à cause de sa dépendance aux composants étrangers. Pourtant, en quelques années seulement, Huawei a su rebondir. Le constructeur a commencé à fabriquer lui-même des appareils de haute qualité, et a même lancé un smartphone 5G – une véritable prouesse technique nécessitant la production d'une puce de 7 nanomètres.
Le grand saut technologique de Huawei
C'est le Huawei Mate 60 Pro qui a commencé à montrer de quoi Huawei était capable malgré les sanctions. Ce modèle intégrait la puce Kirin 9000s, une petite merveille de technologie gravée à 7 nanomètres. Certes, on est encore loin des 3 nanomètres de la puce A17 Pro de l'iPhone 15 Pro, mais c'était déjà un grand pas en avant.
Et Huawei ne s'arrête pas là. Selon les révélations d'iFixit et de TechSearch International, qui ont mis les mains dans le cambouis du Pura 70, ce dernier smartphone pousse encore plus loin l'autosuffisance. Le Pura 70 embarque une puce avancée basée sur la Kirin 9000s, produite localement par Semiconductor Manufacturing International Corp (SMIC), et baptisée Kirin 9010. Plus impressionnant encore, il semblerait que la puce de mémoire flash NAND du Pura 70 ait été fabriquée par HiSilicon, une filiale de Huawei, alors que celle du Mate 60 Pro venait de SK Hynix en Corée du Sud.
Un écosystème de plus en plus local
Les investigations ont également montré que d'autres composants du Pura 70 sont issus de fournisseurs chinois, confirmant que Huawei construit un écosystème local robuste. « L'utilisation de composants nationaux est très élevée, certainement plus que dans le Mate 60 », explique Shahram Mokhtari chez iFixit.
Selon les mêmes sources, SMIC pourrait même commencer à produire des puces gravées à 5 nanomètres d'ici la fin de l'année. Les États-Unis ont-ils de quoi s'inquiéter ? Probablement, et cela pourrait les pousser à envisager de nouvelles sanctions. Mais une chose est sûre, Huawei n'a pas fini de nous surprendre.
Source : Reuters