Donkey Kong Bananza : le mode coop qui fout le bazar (et c’est génial)
Donkey Kong Bananza transforme le jeu coopératif en un joyeux chaos où l’enfant prend le contrôle total. Une aventure aussi hilarante que chaotique.
Par Yannis Catounaud
Avec Donkey Kong Bananza, Nintendo livre une aventure 3D complètement déjantée, héritière directe de l’époque GameCube — on pense notamment à Super Mario Sunshine ou Wario World. Mais au-delà de son ambiance rétro, c’est surtout son mode coopératif qui fait toute la différence… et qui risque de retourner votre salon.
À la manière de Super Mario Odyssey, Bowser’s Fury ou encore The Legend of Zelda: Wind Waker, Bananza propose une coop pensée pour un duo déséquilibré : un joueur principal qui gère les déplacements et l’action, et un second joueur — souvent plus jeune — qui vient aider en pointant l’écran.
Enfin, "aider"... tout est relatif.
Un mode coop simple… en apparence
Depuis le menu principal, vous pouvez activer le mode coopératif. Le deuxième joueur prend alors le contrôle de Pauline, juchée sur les épaules de Donkey Kong. Sa mission : viser à l’aide d’un curseur pour tirer sur des ennemis ou casser des éléments du décor.
Dit comme ça, on imagine un petit mode "assisté", sympa pour les enfants. Sauf qu’ici, Nintendo a décidé de ne pas brider la puissance du joueur 2. Au lieu d’un simple lance-cailloux, Pauline est équipée… d’un bazooka virtuel.
Chaque tir déclenche une explosion massive et colorée, avec des effets visuels façon comics qui crient « YEAH! ». Il n’y a ni limite de munitions, ni temps de recharge. Résultat : un enfant de 6 ans peut faire exploser le sol sous Donkey Kong, l’envoyer valdinguer dans un trou, et le laisser se débrouiller pour remonter. Oui, c’est drôle. Non, ce n’est pas très coopératif.
Un outil de sabotage hilarant
Nintendo dit avoir conçu ce mode pour les enfants. En pratique, c’est surtout une machine à troll légendaire. On est sur un niveau de "griefing" qui dépasse même le drop de bombes de Wind Waker avec un Game Boy Advance.
Mais attention : ce mode peut aussi révéler tout son potentiel stratégique. En duo bien coordonné, vous pouvez résoudre des énigmes plus vite, battre les boss en un clin d’œil, et même envisager des runs façon speedrun. Lors d’une session avec ma copine, elle a snipé des objets à distance et inondé une map en quelques secondes, me laissant libre de foncer vers l’objectif.
Bref, c’est chaotique et malin. Le meilleur des deux mondes.
Deux Joy-Con séparés ? Mauvaise idée
Petit conseil d’ami : évitez de jouer avec un seul Joy-Con chacun. Les boutons sont divisés entre les deux joueurs, ce qui donne à l’un la caméra et à l’autre la carte… Bonjour la galère. À moins d’avoir une connexion mentale façon Pacific Rim, vous allez finir par vous disputer. Et votre enfant, aussi génial soit-il, ne saura pas gérer ce chaos partagé.
En résumé
Donkey Kong Bananza propose une coop délirante, parfaite pour rire en famille ou entre amis. Ce n’est pas toujours efficace, souvent injuste, parfois incontrôlable… mais c’est précisément ce qui rend l’expérience inoubliable.
Donnez une manette à votre enfant, préparez-vous à vous faire exploser sous les pieds, et surtout : amusez-vous du chaos.