Pourquoi OpenAI ne peut plus utiliser le mot « Cameo » dans Sora
- 18/02/2026 à 17:00

C’est un premier revers juridique pour OpenAI sur le terrain des marques déposées. Un juge fédéral de Californie vient de trancher : l'entreprise dirigée par Sam Altman doit cesser d'utiliser le terme Cameo au sein de son outil de génération de vidéos, Sora.
Les origines du conflit
Tout commence avec le lancement de Sora. L’application proposait une fonctionnalité baptisée « Cameo », permettant aux utilisateurs d’intégrer le visage de n’importe quelle personne dans les vidéos créées par l’intelligence artificielle.
Le problème ? Cameo est déjà le nom d'une plateforme très populaire où des célébrités vendent des messages vidéos personnalisés à leurs fans. L’entreprise a donc attaqué OpenAI en justice, estimant que l'utilisation de ce nom créait une confusion chez les utilisateurs et nuisait à l’image de sa marque.
Une décision de justice claire
Malgré une première alerte de la justice en novembre dernier, OpenAI avait maintenu le nom de sa fonctionnalité. Samedi dernier, la juge Eumi Lee a sifflé la fin de la récréation en accordant une injonction préliminaire. Selon elle, les arguments de la plateforme Cameo sont suffisamment solides pour bloquer officiellement l’usage de ce terme par le géant de l'intelligence artificielle en attendant un jugement définitif.
La défense d'OpenAI
De son côté, OpenAI ne compte pas en rester là. Un porte-parole a déclaré que l'entreprise contestait l'idée qu'une société puisse s'approprier l'usage exclusif d'un mot aussi commun que « cameo ».
Un contexte tendu pour l'intelligence artificielle
Cette affaire n'est que la partie émergée de l'iceberg. Depuis quelques mois, les poursuites judiciaires s'accumulent contre les créateurs d'intelligences artificielles :
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Les auteurs et éditeurs de musique réclament la protection de leurs droits.
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Les studios de cinéma s'inquiètent de l'utilisation de leurs images.
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Des entreprises comme Anthropic ou Perplexity font également face à des plaintes similaires concernant la propriété intellectuelle.
Le développement ultra-rapide de la vidéo par intelligence artificielle force aujourd'hui la justice à redéfinir les limites de ce que ces entreprises ont le droit d'utiliser, qu'il s'agisse de données d'entraînement ou, comme ici, de noms commerciaux.

Que ce soit à travers des critiques objectives, des guides d'achat ou des analyses approfondies, je m'efforce de rendre la technologie accessible à tous, en démystifiant les concepts complexes et en mettant en lumière les aspects pratiques de ces innovations. Mon travail consiste également à partager des réflexions sur l'impact de la technologie sur notre vie quotidienne et à explorer les possibilités fascinantes qu'elle offre pour l'avenir.

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